Visiter Metz Guide de visite
Visites & patrimoine

À Metz, un cimetière du XIIIe siècle retrouvé à l’ancien hôpital Sainte-Blandine

Agnès Chevallier-Duriez 2 min de lecture
À Metz, un cimetière du XIIIe siècle retrouvé à l’ancien hôpital Sainte-Blandine

Ce dimanche 11 octobre, actu.fr révèle les résultats de fouilles menées dans le centre-ville de Metz, sur le site de l’ancien hôpital Sainte-Blandine. Les recherches ont aussi concerné la place d’Armes, près de la cathédrale Saint-Étienne.

À Sainte-Blandine, les archéologues ont mis au jour un ancien cimetière datant du XIIIe siècle. Il dépendait vraisemblablement de l’hôpital Saint-Nicolas, selon l’Euro-Métropole de Metz. Les sépultures y sont nombreuses et très rapprochées, avec des inhumations qui se recoupent fréquemment.

Une fosse commune d’au moins 65 personnes

La découverte comprend aussi une fosse commune réunissant au moins 65 individus. Des femmes et des hommes de tous âges y ont été identifiés. Malgré le caractère collectif de cette inhumation, les corps avaient été déposés avec soin.

Aucune trace de violence pouvant expliquer les décès n’a été observée. Les archéologues envisagent donc l’hypothèse d’un épisode épidémique au XIIIe siècle. Cette piste doit toutefois encore être confirmée.

Un quartier autrefois très habité

Ces fouilles ont été réalisées entre 2025 et 2026 par le service Archéologie préventive de l’Euro-Métropole de Metz. Elles ont porté sur 3 000 m², sous la cour et dans les murs de l’ancien hôpital.

Les vestiges rappellent que ce secteur du centre-ville était très peuplé à l’époque. Des commerces et des maisons se trouvaient autour du Champ-à-Seille. Certains éléments de ces bâtiments sont encore conservés dans les murs de l’ancien hôpital Sainte-Blandine.

Les recherches ont notamment permis d’identifier la maison de Jacqueline Mortel, née Bauchoche, issue de l’une des familles messines les plus puissantes. Le bâtiment conserve un tympan trilobé au-dessus d’une porte ainsi qu’un décor peint dans l’embrasure d’une fenêtre.

Source : actu.fr

Agnès Chevallier-Duriez

Partager cet article

Retour en haut