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Église Sainte-Ségolène : façade, crypte et vitraux anciens

Sainte-Ségolène, sur la colline Sainte-Croix, conserve une église gothique derrière une façade remaniée en 1896-1898. La Ville date sa Crucifixion en vitrail vers 1160-1180 et la présente comme la plus ancienne de Lorraine. Découvrez la façade depuis la place Jeanne-d’Arc ; intérieur lors des ouvertures, vérification du 10 octobre 2026.

Église Sainte-Ségolène à Metz
Photo : Chabe01 / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0.
Église Sainte-Ségolène : repères vérifiés le 10 octobre 2026
Repère Valeur, période ou accès
Construction ou origine Église gothique vers 1230-1240 ; façade 1896-1898, porte en bronze 1903.
Protection et parties protégées Léglise en totalité avec le sol de la parcelle sur laquelle elle se situe, incluant les cours adjacentes, les clôtures et le mur de soutènement, tels que représentés sur le plan annexé à l'arrêté (cad. 22 35, 60, 62) : classement par arrêté du 1er avril 2014
Date de protection 2014/04/01 : classé MH
Crypte conservée Xe siècle, vers 950 selon la Ville
Transformation de la façade Conrad Wahn, 1896-1898
Sculptures du portail Auguste Dujardin
Porte de bronze Eugène Vallin, 1903
Crucifixion en vitrail Vers 1160-1180, la plus ancienne de Lorraine selon la Ville
Place Jeanne-d’Arc Créée en 1905 pour dégager le parvis
À observer Deux clochers symétriques, portail néogothique et porte de bronze ; vitraux et peintures murales à l’intérieur lors des ouvertures.
Adresse à Metz Place Jeanne d'Arc
Accès pour la visite Façade depuis la place Jeanne-d’Arc ; fiche municipale au 14 rue des Capucins. Contacter la paroisse via la Ville pour les œuvres intérieures ; pas de grille permanente de visite publiée.

Sources : Ville de Metz (consulté le 10/10/2026) ; Agence Inspire Metz — DATAtourisme (consulté le 10/10/2026) ; Ministère de la Culture — notice PA00106834 (consulté le 10/10/2026).

Une église au sommet de Sainte-Croix

L'église Sainte-Ségolène domine la place Jeanne-d'Arc, sur la colline Sainte-Croix. Ses deux clochers symétriques et son portail très décoré forment la vue la plus connue du lieu. Derrière cette façade remaniée à la fin du XIXe siècle, le bâtiment conserve une grande partie de son architecture gothique du XIIIe siècle. Il abrite aussi une Crucifixion en vitrail, datée par la Ville des environs de 1160-1180. Pour préparer la promenade, séparez la lecture extérieure, accessible depuis la place, et la découverte des œuvres intérieures lorsque l'église est ouverte.

La place est le meilleur point de départ pour regarder la façade dans son ensemble. Elle a été créée en 1905 afin de dégager le parvis. Ce détail explique le recul dont on dispose devant un bâtiment implanté dans le tissu ancien de la colline. La fiche municipale donne également une adresse au 14 rue des Capucins, tandis que le catalogue touristique situe le lieu place Jeanne-d'Arc. Il s'agit bien de la même église. Pour une promenade patrimoniale, la place correspond au point d'observation de la façade et constitue un repère simple à suivre.

Une histoire plus ancienne que la façade

La Ville situe une première église sur cet emplacement vers 810-830. Le bâtiment est reconstruit vers 1230-1240 dans le style gothique, en conservant une crypte du Xe siècle sous le chœur. Cette crypte, datée des environs de 950 dans la notice municipale, témoigne donc d'un état antérieur à la grande reconstruction médiévale. Elle ne se confond pas avec le corps de l'église ni avec les clochers actuels. La chronologie du lieu se comprend comme une succession : premières constructions, crypte ancienne, église gothique, puis transformations du XIXe siècle.

L'église du XIIIe siècle doit accueillir les habitants du quartier et reçoit des dimensions importantes. Un porche gothique est ajouté au XVe siècle. Les parties médiévales de la nef et le chœur restent caractéristiques du gothique de la première moitié du XIIIe siècle. Cette conservation rend Sainte-Ségolène particulièrement intéressante : sa façade peut d'abord faire penser à une construction entièrement tardive, alors que l'intérieur garde un ensemble beaucoup plus ancien. Pour lire le bâtiment, ne déduisez pas son âge de sa seule entrée. Les périodes visibles ne correspondent pas toutes à une même campagne de travaux.

Ce que Conrad Wahn transforme

Les principaux remaniements de la fin du XIXe siècle sont réalisés entre 1896 et 1898 par l'architecte Conrad Wahn. La Ville indique qu'il supprime le portail et l'ancien clocher, puis crée un portail néogothique surmonté de deux clochers rigoureusement symétriques. Il allonge aussi la nef de deux travées. Le mot « néogothique » signifie que des formes du Moyen Âge sont reprises dans un projet beaucoup plus récent. C'est la clé pour comprendre la façade : elle emprunte un vocabulaire ancien, mais sa composition appartient à la période de l'Annexion.

La symétrie des clochers se remarque dès l'arrivée sur la place. Les sculptures du portail sont confiées à Auguste Dujardin, également associé aux travaux sur la façade de la cathédrale. Les tympans racontent des événements de la vie de sainte Ségolène. Au lieu de regarder uniquement les tours, approchez les portes et cherchez ces scènes sculptées. Cette alternance entre silhouette et détail permet de lire le projet de Wahn à plusieurs niveaux. Le monument ne se résume pas à sa hauteur : l'entrée organise aussi un récit destiné à ceux qui franchissent le portail.

Une porte en bronze du début du XXe siècle

La porte en bronze est créée par le Nancéien Eugène Vallin en 1903. Cette date prolonge la campagne de transformations sans être celle de la construction de toute l'église. Le matériau et le travail de la porte donnent un autre point d'observation, plus proche du visiteur que les clochers. Prenez le temps de regarder la surface et sa relation au portail sculpté. Le bronze appartient à l'entrée actuelle, tandis que les parties gothiques conservées se trouvent au-delà. Cette superposition de périodes fait toute la richesse du passage entre la place et l'intérieur.

Le plus ancien vitrail de Lorraine selon la Ville

La Crucifixion conservée dans l'église est datée des environs de 1160-1180 par la notice municipale, qui la présente comme le plus ancien vitrail de Lorraine. Jésus y apparaît avec la Vierge et saint Jean l'Évangéliste. Cette œuvre est donc antérieure à la reconstruction gothique du XIIIe siècle. Si vous venez pour elle, préparez une visite intérieure confirmée : elle ne se découvre pas depuis la place. Son intérêt est autant chronologique qu'artistique, puisqu'elle témoigne d'une création verrière conservée dans un édifice dont le corps a ensuite changé.

L'église possède d'autres verrières anciennes, dont une Annonciation du XVe siècle et une Vierge à l'Enfant du XVIe siècle. Au XIXe siècle, Laurent-Charles Maréchal réalise des vitraux représentant des saints et des saintes, installés dans le chœur en 1855. Ces ensembles offrent un parcours à travers plusieurs périodes de l'art du verre. Regardez d'abord les sujets, puis les différences de composition et de couleur. Une même église peut ainsi faire dialoguer une œuvre du XIIe siècle et des créations beaucoup plus récentes sans les ramener à un seul style.

Peintures et mosaïque complètent la découverte

La Ville mentionne des peintures murales médiévales toujours visibles dans le bâtiment. Une mosaïque représentant l'Annonciation est ajoutée au XIXe siècle sous le parapet de la tribune d'orgue. Le verre transforme la lumière ; la peinture et la mosaïque occupent les parois. Lors d'une ouverture, prenez un moment pour comparer ces supports et leurs emplacements. Vous découvrirez une église dont la décoration se répartit dans l'espace, plutôt qu'une seule œuvre isolée qui justifierait toute la visite.

L'église et le sol de sa parcelle, avec les cours adjacentes, les clôtures et le mur de soutènement, sont classés par l'arrêté du 1er avril 2014. La protection concerne donc aussi les abords immédiats. Pour prolonger la promenade sur Sainte-Croix, le cloître des Récollets et la cathédrale constituent des étapes complémentaires. Saint-Maximin permet ensuite une comparaison avec les vitraux de Cocteau, tandis que Sainte-Thérèse montre le verre enchâssé dans le béton. Depuis Sainte-Ségolène, ces choix donnent trois directions possibles : le quartier ancien, l'architecture gothique ou un parcours consacré au vitrail messin.

Carte : Église Sainte-Ségolène

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Questions sur la visite

que voir à metz

Sur Sainte-Croix, Sainte-Ségolène associe une façade néogothique et un corps médiéval. Les vitraux anciens se découvrent lors d’une ouverture intérieure.

Où aller se promener à Metz ?

La place Jeanne-d’Arc offre un recul sur les deux clochers. Continuez sur Sainte-Croix vers le cloître des Récollets, puis vers la cathédrale.

Comment visiter Metz ?

Depuis Sainte-Ségolène, choisissez le quartier ancien ou un parcours du vitrail. Saint-Maximin et Sainte-Thérèse offrent des œuvres du XXe siècle en complément des verrières anciennes.

Sources : Ville de Metz (consulté le 10/10/2026) ; Agence Inspire Metz — DATAtourisme (consulté le 10/10/2026) ; Ministère de la Culture — notice PA00106834 (consulté le 10/10/2026).

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